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Palestine, Liban, Iraq : le droit international dans la tourmente de l’ordre impérial



Le droit international public ne constitue pas un espace de significations lisse, pur, objectivement établi. Il est le fruit de rapports de force, de batailles de paradigmes, c’est-à-dire de conception du monde. Actuellement, et cela remonte aux années 1980, nous assistons à une involution, une régression de ce droit international qui tourne le dos aux acquis de la séquence historique précédente des années 1960-1970.
Ces acquis fondaient le Droit des peuples et on se souvient que durant ces deux décennies, l’Assemblée Générale des Nations unies se  faisait l’écho du droit à l’autodétermination, à l’indépendance et même à la résistance à l’oppression. En 1976, le sionisme y avait été condamné comme idéologie raciste, comme l’apartheid….
Avec le fameux droit d’ingérence (du fort au faible bien évidemment !), l’instrumentalisation de la question des droits de l’homme ou encore  celle des crises humanitaires, le monde occidental, en tête les Etats-Unis et la France, montaient à l’assaut du Droit des peuples. Le droit de véto au Conseil de Sécurité finissait de sanctionner la mainmise sur le droit international. Les principales revendications arabes face à l’ordre impérial sont ancrées dans la légalité internationale, notamment les revendications palestiniennes (droit au retour, droit à l’autodétermination…). Le droit doit être réinvestie et décolonisé.


Samedi 23 septembre 2007, de 16h00 à 19h00

Table-ronde avec notamment Mohammed Taleb, Maurice Buttin, avocat (Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proch-Orient),  Nuri Albala, avocat (Droit solidarité, Association Internationale des Juristes Démocrates) et Nawel Gafsia, avocate (entrée libre)

Le Droit n’est pas une instance transcendantale qui assurerait la Justice sur terre. Il est, et de nombreux analystes l’ont magistralement montré, une construction historique, le fruit  de rapports de force ; il constitue donc un espace de combat.. L’un des enjeux est de montrer que l’usage occidental impérial du Droit n’épuise pas le Droit. Il est possible de montrer la possibilité d’une autre pratique du Droit qui soit servante des droits des peuples, d’une justice internationale réellement existante. Les guerres impériales contres les peuples arabes illustrent cet enjeu fondamental.
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