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Projection de 3 documentaires sur la danse de Nadine Otsobogo
"Maady khan?", "Kellé" et "l’Ecole des sables"


à la Librairie Ishtar

Nadine Otsobogo est née au Gabon il y a une trentaine d'année.
Passionnée de cinéma, elle déploie son art à travers l’imaginaire, la vie intérieure et la  rencontre des humains, et cela dans une perspective africaine qui est, par sa qualité même, universelle. Mais cet imaginaire d’Afrique n’est pas abstrait, immatériel. Au contraire, il se fait charnel, tellurique, concret. Si Dame Nature lui parle, c’est en grande partie à travers l’élément Terre et le règne du Minéral
Depuis 2001, Nadine Otsobogo a réalisé également, Silence et Songe au rêve


Mardi 15 mai 2007 à 19h30 : "Maady kan ?" et "l’Ecole des Sables"

Vendredi 29 juin 2007 à 19h30 :
"Maady kan ?" et "kelle"



On le voit clairement dans "Maady kan ?" Ce court film (2005, 22’) est un véritable spectacle visuel qui met en scène la rencontre de trois personnages à travers l’argile dont ils se couvrent, symbole de la nature primordiale de notre humanité et symbole également d’une origine terrienne. On ne dira jamais assez quel point ce minéral, cet élément Terre n’est pas statique, fixé : cette Terre, cet argile sont en mouvement, dynamiques, dynamisant aussi

"Maady kan ? signifie Qui suis-je ? dans cette belle langue qu’est le wolof.”


Le point commun des danseurs de "Maady Kan" est "l’Ecole des Sables", Centre International en Danses Traditionnelles et Contemporaines Africaines, situé à Toubab Dialaw, depuis 95, petit village de pêcheurs au Sud de Dakar et dirigé par Germaine Acogny, ancienne directrice de Mudra Afrique.
Cette danseuse chorégraphe sénégalaise a créé l’école des sables pour les rencontres chorégraphique entre l'Afrique, sa diaspora et le reste du monde.
Le centre est un lieu d’échange culturel et artistique. Il accueille des danseurs chorégraphes professionnels du monde entier et des artistes de différents domaines.
C’est à l’Ecole des Sables que s’est rencontré le trio de Maady Kan, objet du deuxième documentaire projeté. C’est dans «keur aloopho» salle de danse recouverte de sable jaune qu'est né la création KELLE.

 

La projection sera suivie d’un débat et d’une intervention sur la danse africaine.

"Kellé" raconte l'histoire de trois âmes prisonnières qui se rencontrent, tissent des liens entre elles. Mais pour atteindre un destin collectif, elles devront franchir égoïsme, peur et négation de l'autre : autant d'obstacles au dialogue des corps.
Les trois compagnons pourront-ils abandonner les Préjugés, se libérer de l'intolérance et construire des liens, des ponts pour s'apprendre, se comprendre et s'aimer ?


Présentation de Nadine otsobogo :

Le 30 septembre 2002, je vais voir un spectacle de danse contemporaine au Centre National de Danse de Paris. Le spectacle s'appelle "KELLE " : obstacle en langue obamba du Gabon…

Le spectacle :

KELLE raconte l'histoire de trois âmes prisonnières qui se rencontrent, tissent des liens entre elles. Mais pour atteindre un destin collectif, elles devront franchir égoïsme, peur et négation de l'autre : autant d'obstacles au dialogue des corps.

L'ego les réduira t-il à contempler le monde d'en bas dans la perspective du serpent, en renonçant à la position de l'oiseau, le monde vu d'en haut et une perspective universelle ? Les trois compagnons pourront-ils abandonner les Préjugés, se libérer de l'intolérance et construire des liens, des ponts pour s'apprendre, se comprendre et s'aimer ?

La représentation était magnifique. CIRE BEYE, SANDRIN LEKONGUI et EMMANUEL TOE dansaient comme des princes sur les sons envoûtant du djembé de OUMAR FANDY DIOP. Ils étaient beaux, complices. La technique de danse : maîtrisée, inventive. Les corps étaient tantôt violents tantôt calmes : ils "portaient" la danse.
Eblouie, le fil de leur spectacle appelait un film à faire... durer leur expérience.

Ce film est une initiative personnelle passionnée vis à vis de la danse et de l'art en particulier, vis à vis d'une exceptionnelle qualité de travail artistique.
Mais c'était leur unique représentation après un mois de travail en France. Le lendemain ils repartaient pour l'Afrique et chacun dans leurs pays : le Gabon, le Sénégal et le Burkina Faso.

 
SYNOPSIS

Trois danseurs… (Un gabonais, un burkinabé, un sénégalais), Et un musicien.

Ils sont tous les trois chorégraphes danseurs.
La danse est une passion, qui les habite et qu'ils essaient de faire partager autour d'eux.
Ils se sont rencontrés lors d'une formation de trois mois au centre de danse chorégraphique de Toubab Dialaw au Sénégal.

A force de danser, de s'éclater ensemble  Sandrin et Ciré  pressentent tout de suite l'intérêt qu'ils pourraient y avoir à travailler ensemble. Un duo ? Pourquoi pas ?   Germaine ACOGNY leur "maman" suggère un trio.

Avec Emmanuel TOE danseur chorégraphe burkinabé ami et élève au centre, ils forment la compagnie SANCITO - SEBUGA qui reprend les initiales de leurs pays et de leur prénom.
Comme les trois mousquetaires ils seront quatre : OUMAR FANDY le musicien, les accompagnera.

KELLE est leur première création ensemble.

TROIS DANSEURS…, ET UN MUSICIEN

Sandrin LEKONGUI : Danseur gabonais, il vit et travaille en tant que chorégraphe à Libreville. Après avoir dansé pour différentes compagnies, il a fondé la sienne en 2000 la compagnie J-Bag du Gabon. Sandrin est aujourd'hui à 29 ans responsable du département de danse du conservatoire de musique et de danse du Gabon.
"Le corps du danseur permet de transmettre et de dire par le biais du mouvement ce qui ne peut être dit avec des mots."


Emmanuel TOE : Danseur chorégraphe burkinabé est reconnu dans son pays le Burkina. Chorégraphe Il vit à Ouagadougou où il a fondé la compagnie LAWAZI. Celle ci a remporté la médaille d'or aux 4me jeux de la francophonie à Ottawa/ Canada.
KELLE est un défi artistique.
Un défi qui ne sera pas simplement de faire un travail multiculturel mais d'utiliser les différences pour trouver un point d'encrage qui harmonisera les "dés à corps".


Cire BEYE : Danseur chorégraphe sénégalais, il a fondé sa compagnie Jalloré Danse et Théâtre à Saint-Louis du Sénégal.
La création KELLE peut être aussi révélation et langage.
Elle va permettre d'exprimer d'instinct des idées et des sentiments intraduisibles.


Oumar Fandy DIOP : Musicien  sénégalais, il est issu d'une famille de griots. Les griots sont une caste de poètes et de musiciens en Afrique de l'Ouest. Il a commencé à jouer au tambour à l'âge de 5 ans. Il est actuellement multi instrumentiste et directeur artistique de la compagnie Jalloré.
Le défi de KELLE sera d'utiliser les rythmes traditionnels africains et de rester musicalement en communion avec les danseurs : afin de modérer le dialogue et créer des ambiances qui relèvent du rituel traditionnel.

RENCONTRE ENTRE AFRIQUE DE L'OUEST ET AFRIQUE CENTRALE

La démarche, de Sandrin (Afrique centrale) Ciré, et Toé(Afrique de l'ouest), leur travail commun permet de voir une autre Afrique, celle qui rejette les conflits politiques déguisés en conflits ethniques (Rwanda, Congo, Côte d'Ivoire),…

Leur alliance est d'aller au delà de tous ces discours d'obstacles (KELLE) entretenus par les médias; leur travail,  d'aller vers une Afrique réconciliée.,
Mais les trois danseurs pourront-ils abandonner les préjugés, se libérer de l'intolérance et construire des liens, des ponts pour s'apprendre, se comprendre et s'aimer ?

Le film m'amènera dans trois pays d'Afrique :

au Gabon (Libreville), au Sénégal (Toubab Dialaw et Saint Louis) et au Burkina Faso (Ouagadougou), à la rencontre de trois personnes qui travaillent et dansent ensemble à distance.
Ce film est une reconnaissance, une histoire du chemin qu'ils ont parcouru ensemble et des obstacles qui restent à franchir.
Je les accompagne tous les trois dans leur quotidien, pendant leurs répétitions, leurs cours. Ils me parleront de leurs rencontres, de leurs activités, de leur choix par rapport à la danse et de la danse contemporaine en particulier.

Je désire montrer que l'Afrique est en transition. De ses danses traditionnelles, ses racines, elle suit son époque : elle danse contemporaine.
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