L’Association Ishtar et Le singulier universel vous invitent
à un séminaire transdisciplinaire d’alterphilosophie
La contribution de l’Éducation relative à l’Environnement
au réenchantement du monde :
Histoire, enjeux, pédagogies et mises en perspective
Le Samedi 15 Décembre 2007 de 15h à
18h
Du local au global, la gravité de la crise environnementale est telle qu’il devient aujourd’hui impensable d’envisager un quelconque épanouissement social, culturel ou simplement humain à l’ombre
d’une planète malmenée. L’écologie constitue un impératif de survie. L’articulation entre écologie et éducation représente une composante majeure dans le processus d’éveil de la conscience. Cette
articulation souligne également l’importance d’une temporalité à moyen et à long terme : l’écologie ne saurait être réduite à un interventionnisme dans l’urgence. S’il est bien sûr fondamental de
prendre en charge les nécessités du court terme, l’Education relative à l’Environnement (ErE) rappelle également les enjeux qui se posent à l’échelle des générations. De nombreux penseurs de
l’écologie ont mis en lumière les rapports entre crise écologique, crise économique, injustice sociale et occidentalisation du monde. Le «désenchantement du monde», pour reprendre une formule du
sociologue Max Weber, est l’un des principaux liants entre ces phénomènes. Des penseurs aussi différents que Felix Guattari, Leonardo Boff, Vandana Shiva, Michaël Löwy, Mohamed Tahar Bensaada ou
Rosemary Radford Ruether, ont souligné qu’un vrai dépassement de la crise écologique supposait le dépassement de la société capitaliste.
Lucie Sauvé, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement (Université du Québec à Montréal), considère que l’ErE
peut contribuer à réenchanter le monde si le lien Education/Ecologie n’est pas réduit à l’enseignement de comportements normés, en particulier dans la perspective du fameux Développement Durable,
qui apparaît comme un projet économiciste. L’ErE peut porter un regard global sur le monde et inscrire l’écologie dans le champ beaucoup plus général de nos existences sociales et culturelles.
« Dans une telle dynamique, écrit Lucie Sauvé, l’éducation relative à l’environnement se préoccupe de clarifier le lien entre nature et société ; elle aide à récupérer une dimension perdue
de notre identité, de notre nature humaine ; elle favorise des relations d’altérité plus inclusives et plus riches ; elle stimule des projets de solidarités écologiques qui offrent d’abord un
ancrage dans le milieu de vie, celui qui nous est donné de partager maintenant (…) Face au raz-de-marée de la globalisation, à l’économisation et l’homogénéisation du monde, à la perte de
signification, l’éducation relative à l’environnement peut ainsi contribuer à ‘‘réenchanter’’ le monde » (2005). Ce séminaire présentera les principales propositions de l’ErE, ses divers courants
de pensée, ses paradigmes alternatifs, ainsi que ses pédagogies.
Mohammed Taleb, philosophe et historien algérien, travaille sur les questions de l’écologie, de la critique sociale, du dialogue des cultures et des
philosophies alternatives à la pensée unique. Il a une formation en Education relative à l’Environnement à l’Université du Québec à Montréal. Il enseigne l’écopsychologie à Lausanne. Il préside
les associations Ishtar et Le singulier universel. Il a dirigé l’ouvrage Sciences et Archétypes. Fragments philosophiques pour un réenchantement du monde (Paris, éd. Dervy,
2002).
Tarif : 15 € (réd: 10 €).
Si difficulté nous contacter.
Les inscriptions sont obligatoires.