Cours de civilisation arabo-musulmane
Le Samedi 8 décembre 2007 de 15h à 18h
La futuwwa, un idéal chevaleresque pour la jeunesse arabo-musulmane
Par Mohammed Taleb
Le Samedi 8 décembre 2007 de 15h à 18h
La futuwwa, un idéal chevaleresque pour la jeunesse arabo-musulmane
Par Mohammed Taleb
La futuwwa mériterait d’être placée au cœur même de la quête identitaire/spirituelle des jeunes femmes et jeunes hommes
issus de la communauté arabo-musulmane en Europe. Nous devrions honorer cette institution qui fut, durant plus de mille ans, l’une des composantes majeures de la civilisation arabo-islamique.
Futuwwa est un terme arabe qui dessine un espace de significations multiples, qui sont solidaires les unes des autres. Il renvoie, d’abord, à la Jeunesse (le fata est le jeune homme par
excellence), sa bravoure et son idéalisme. La futuwwa a aussi désigné le compagnonnage en Islam, à travers les guildes, corporations de métier et mouvements sociaux qui structuraient et
animaient une grande partie du quotidien des villes du Maghreb et du Machreq (et des autres grandes cités du monde musulman). Enfin, la futuwwa fut considérée comme une sensibilité importante du
tasawuf (soufisme) et le cheikh al akbar, Ibn ‘Arabi, figure essentielle de la spiritualité, y a consacré de belles et nombreuses pages dans son œuvre.
La futuwwa a été une expérience intime et civilisationnelle, personnelle et sociale, spirituelle et politique. Son esprit
demeurera tant que demeureront les idéaux de noblesse intérieure, de justice sociale et de transcendance. Aujourd’hui, la futuwwa peut prendre un nouvel élan et nous avons l’intime conviction
qu’elle peut provoquer une nouvelle nahda (renaissance). Elle prendra son essor selon des formes inédites. Il nous semble, et cela est une intuition, que la futuwwa renaîtra de la rencontre entre
jeunes hommes et jeunes femmes, personnalités libres, individualités créatrices. Les critères, ici, ne sont pas les marques de la reconnaissance sociale, mais les qualités de l’âme et du
dévouement dans l’Invisible. Sans nul doute, ils se reconnaîtront sur les chemins parcourus.
Le fata-chevalier assume ses responsabilités : contre la posture victimaire et au-delà de la seule résistance, il s’agit de déployer l’idéal chevaleresque sur ces chemins qui doivent être ceux du réenchantement du monde.
Mohammed Taleb est philosophe et historien algérien. Il préside l’Association Ishtar qui se consacre, notamment, à la revalorisation du patrimoine culturel et civilisationnel arabo-musulman. Il est engagé depuis de nombreuses années dans les mouvements de solidarité avec le peuple palestinien et dans l’éducation populaire (immigration, écologie). Il a dirigé l’ouvrage Sciences et Archétypes. Fragments philosophiques pour un réenchantement du monde (Dervy, 2002).
Le fata-chevalier assume ses responsabilités : contre la posture victimaire et au-delà de la seule résistance, il s’agit de déployer l’idéal chevaleresque sur ces chemins qui doivent être ceux du réenchantement du monde.
Mohammed Taleb est philosophe et historien algérien. Il préside l’Association Ishtar qui se consacre, notamment, à la revalorisation du patrimoine culturel et civilisationnel arabo-musulman. Il est engagé depuis de nombreuses années dans les mouvements de solidarité avec le peuple palestinien et dans l’éducation populaire (immigration, écologie). Il a dirigé l’ouvrage Sciences et Archétypes. Fragments philosophiques pour un réenchantement du monde (Dervy, 2002).
Tarif : 15 € (réd: 10 €). Si
difficulté nous contacter. Les inscriptions sont obligatoires.


