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Association Ishtar

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Festival Ishtar du Film Documentaire 2007


1er Festival Ishtar du documentaire et du court-métrage « Mémoires des luttes »







Mercredi 29 août, 20h

Paysan et rebelle, un portrait de Bernard Lambert, documentaire de Christian Rouaud (84’)
Suivi d’un débat avec le réalisateur et Mohammed Taleb, philosophe

En retraçant la vie de Bernard Lambert, paysan de Loire Atlantique, figure mythique des luttes paysannes dans les années 1970, fondateur du mouvement des « Paysans travailleurs » et père spirituel de José Bové, ce film remonte aux sources de la contestation paysanne. C'est aussi un portrait de groupe, l'histoire de Bernard Lambert est racontée par des inconnus ou des « personnalités» : Michel Rocard, José Bové... tous constituent un récit à plusieurs voix, à la fois biographie et fresque historique, histoire des idées et histoire des gens.



Jeudi 30 août, 20h

Enquête personnelle, documentaire de Ula Tabari (90’)
Suivi d’un débat avec la réalisatrice

Tous les enfants palestiniens en Israël hissent le drapeau israélien et chantent en arabe à la gloire d’Israël. Chaque année nous faisons la fête ! Mais le jour suivant, le jour officiel de l'Indépendance, quand toutes les familles et les amis étaient censés aller pique-niquer, mon père était toujours malade et nous ne quittions jamais la maison. Comment vivre en tant que Palestinien dans un Etat juif israélien, en ayant la carte d'identité israélienne, tout en portant l'histoire, l'appartenance et les rêves palestiniens ?



Vendredi 31  août  à partir de  20h

Juste une odeur, court-métrage de Maher Abi Samra (10’)

Un bateau assurant une liaison maritime pour venir en aide aux victimes de la guerre. des corps sont retirés des décombres par des humanitaires qui évoluent entre lumière et ténèbres, entre la vie et la mort ; l’odeur macabre recouvrant les vivants, comme autant de morts programmées.       

Rond-point Chatila, documentaire de Maher Abi Samra (52’)

Suivi d’un débat avec Hala Abdallah, réalisatrice, Youssef Boussoumah, enseignant et Walid Charara, journaliste (sous réserve)

Chatila : le lieu évoque les massacres et les morts. Ce film s’intéresse a ceux qui y vivent. Il montre des fragments de vie saisis dans un espace délimité : les 150 mètres de la rue principale du camp, et le premier étage de l’hôpital de Ghaza. Il y a l’attente, la cause à défendre, le retour des réfugiés et la révolution. Le film creuse dans le présent et la vie quotidienne de ces personnages.





Vendredi 24 août    20h
La Bataille d’Alger, documentaire d’ Yves Boisset (57’)
Suivi d’un débat avec le réalisateur et Mohammed Taleb, philosophe

"Que reste-t-il aujourd’hui de la bataille d’Alger dans la mémoire collective ? Sans doute le souvenir d’une victoire militaire des paras de Massu et des « Bérets rouges» de Bigeard sur le FLN. Mais aussi le souvenir d’une immense défaite politique et morale qui devait sceller le sort de l’Algérie française. Une défaite de l’honneur et de l’éthique qui révéla au grand jour la pratique de la torture par l’armée française. Une défaite stratégique, enfin, qui servit de ferment à la mobilisation du peuple algérien contre « l’occupant français ».




Samedi 25 août, 20h

Ceux de la Casbah documentaire de Naïma et Roland Laffitte (52’)
Suivi d’un débat avec les réalisateurs

La Casbah dite par elle-même : des personnes âgées, des jeunes, des hommes et des femmes porteurs de sa mémoire comme de sa révolte. Des fils et des filles de la Casbah comme des enfants adoptifs, algériens et européens vivant là, souffrant de son long naufrage, témoins de ses espoirs. Une ville millénaire dans un des plus beaux sites du monde classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1992. Une ville blessée en proie au délabrement et au sentiment d’abandon. Un passé glorieux, un présent morose. La Casbah, non pas folklore, non pas musées mais refuge vivant, lieu d’ancrage de l’être. Si Alger perdait la Casbah, elle perdrait son âme.


Dimanche 26 août, 15h

Le camp de Thiaroye de Sembène Ousmane (148’)


Un épisode sanglant peu glorieux de l'histoire. Au Sénégal en 1944, un bataillon de tirailleurs arrive au camp de transit de Thiaroye. Ces hommes ont été enrôlés de force, certains depuis 1940, dans l'armée coloniale française pour se battre en France contre les Allemands. Ils attendent, parqués dans le camp, leur démobilisation et leur pécule. La fierté fait bientôt place à la désillusion devant les promesses non tenues et le racisme de la hiérarchie militaire, les tirailleurs sénégalais se mutinent. On dénombrera vingt-cinq morts et de nombreux blessés, d'autres seront emprisonnés.



Dimanche 26 août,  19h  

Ceddo de Sembène Ousmane (120’)
Suivi d’un débat avec Henri Pernot, poète et écrivain , Doumbi Fakoly, historien,Léandre Alain Baker, réalisateur et metteur en scène, Charles Onana, écrivain et journaliste

En Afrique de l'Ouest, au XVIIème siècle, l'islam et le christianisme tentent de pénétrer une communauté villageoise. Pour l'Imam tous les moyens sont bons : il usurpe le trône et procède à des conversions forcées. Il se heurte alors aux "Ceddos", des gens du peuple et à leur tête, la princesse Dior Yacine. Ces résistants ne veulent ni adhérer à une religion étrangère, ni abandonner le spiritualisme africain.



Lundi 27 août, 20h
 Un couple inséparable?La France et l’Afrique sous la Vème république documentaire de Jean-Michel Djian (55’)

Suivi d’un débat avec le réalisateur
France/Afrique... Une histoire d’amour tumultueuse... 50 ans après l’accession à l’indépendance, l’accolade de ces deux entités suggère encore l’idée d’une relation particulière, chargée d’histoire. Un regard sur ces années de rapports complexes  tente de répondre à un questionnement : « En a-t-on vraiment fini avec la décolonisation, tout en préservant les droits de l’homme » ?


Mardi 28 août  à partir de  20h
2084, court-métrage de Chris Marker (10’)

Imaginer autre chose, la CFDT s'y est essayée sur Antenne 2, le 29 mars 1984. Réalisé à l’occasion du centenaire des lois syndicales, ce film imagine trois hypothèses pour l’avenir : celle d’une crise économique qui se prolongerait, celle du totalitarisme, celle, enfin, de l’espoir en la culture et la tolérance.

On vous parle du Brésil : Carlos Marighela, documentaire de Chris Marker (17’)

Suivi d’un débat avec Inger Servolin, productrice et fondatrice d’ Iskra

Le 4 novembre 1969, Carlos Marighela est attiré dans une embuscade et tombe sous les balles de 80 policiers. La dictature le considérait comme l'ennemi public N°1 et espérait en l'assassinant en finir avec la guérilla urbaine au Brésil. Ce film fait un an après sa mort, retrace, à travers le témoignage de ses camarades, la vie et l'histoire politique de Carlos Marighela.



 


Publié le 23/11/2007 à 15h46 dans Festival Film

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